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lundi 5 août 2019

LES NANTIS




LES NANTIS

Qu'ils soient Bamoun ou Bamiléké
Trop souvent ces hommes ont oublié
Qu'ils s'étaient mariés à une Beti
Ou simplement une Kirdi

Qu'ils viennent du nord ou de l'ouest
Bien implantés à Yaoundé
Leurs familles ne sont pas en reste
Sauf lui qu'on a mit à l'index

Lui la bête noire de la famille
Est-il Bassa, Peul ou Duala
Lui c'est son fils, une broutille
Son père s'est marié plusieurs fois

Maintenant que le vieux est mort
Ses rejetons s'entre-déchirent
Ils cherchent à faire un sort
A celui qui a voulu s'affranchir

Pourtant ils sont tous bien placés
Au sein du gouvernement
Sont-ils là pour conspirer
Ou s'enrichir abondamment

Même si ils ont ce qu'il faut
Ils en veulent encore et encore
Ne craignant plus l'échafaud
Puisque le vieux est déjà mort

Mais lui le fils, celui qui fait tâche
Qu'eux nantis n'ont jamais aidé
Il n'a pas besoin d'une kalash
Pour taire un secret bien gardé

Celui que son père lui a confié
Quelques jours avant sa mort
Parce qu'on l'à assassiné
Le fils doit se montrer fort

Lui qui est né pour briller
A su faire sa place au soleil
Sans jamais aller quémander
Qu'on lui promette monts et merveilles

Ils ont tous à craindre de lui
Qu'ils soient gendarmes ou gouverneurs
Et même Ministres ils ont compris
Qu'être nantis n'évite pas la peur
#K.S.A – 04.08.19-41-39
ISBN - 978-2-9546750


samedi 19 août 2017

L'ARME POINTEE



L'arme pointée sur la nuque d'un être humain
Il aborde fièrement un sourire triomphant
Son otage à genoux tremble sans fin
Car le fusil est tenu par la main d'un enfant

Dans ce pays en guerre où la violence règne

On les a monté les uns contre les autres
Dans une vaste région où la terre saigne
Du sang d'innocents, ce n'est pas leur faute 

Très jeunes, ils sont enrôlés de force

On les conditionne, on leur lave le cerveau
Beaucoup n'iront pas au jour de leurs noces
Car ils seront morts jetés dans un caveau

L'arme pointée sur un homme tremblant

Tout autour de lui, ce n'est que hurlements
Il ose tourner son regard vers l'enfant
On voit en lui un terrible tournant 

Cet enfant qui d'un coup reconnaît un père

Décontenancé, indécis, puis fermant les yeux
Pour ne pas voir un ami, un oncle ou un frère
Ne plus voir le regard d'un homme malheureux

Le coup part en claquant dans le silence

L'enfant se rend compte de tout ce qui est fou
L'angoisse et la peur oppresse l'assistance
Il vient de tuer son père qui était à genoux

Sur les joues de l'enfant les larmes ont coulées

L'arme pointée dans un silence de mort
Son âme est perdue parce qu'il vient d'achever
Une partie de sa vie comme dans un mauvais sort



@Kakisteanne - 07.12.10 - 12-36

ISBN - 978-2-9546750




vendredi 5 août 2016

J'ACCUSE



J'accuse tous ces hommes, ces pères incestueux
J'accuse les belle-mères soumises qui ferment les yeux
J'accuse ces personnes qui ne savent pas défendre
Des enfants innocents sans chercher à comprendre


J'accuse ces oncles et ses tantes qui ne disent rien
J'accuse tous ces gens car ils savent très bien
Tout ce qui se passe à l'intérieur des murs
Dans une famille, ils croient ne pas être sur


J'accuse ces êtres qui font semblant de rien voir
J'accuse les silences, les interdits dès le soir
J'accuse toute cette hypocrisie et tous ces faux semblants
D'une même fratrie qui se disent innocents


J'accuse ce père d'avoir détruit ma vie
J'accuse ce félon qui a injustement pris
Mon innocence d'enfant fragile et confiante
A cause de cela, ma vie est une tombe béante


J'accuse ! Car je n'ai pas su donner l'amour
A mes enfants que j'éloignais un peu plus chaque jour
J'accuse ! Car sans vraiment que je le voulusses
J'écartais de ma vie les êtres que j'aimais le plus


J'accuse tous ces adultes immatures et vicieux
J'accuse les hochements de tête, les regards silencieux,
J'accuse tout ceux qui ne veulent pas que la vérité éclate
J'ACCUSE !!!!!


K.S.A – 22.02.11 - 10-04



jeudi 31 mars 2016

CHAPITRE 1ER - LA SUITE

Comme je le disais j'avais donc trouvé le moyen de mener le jeu par rapport à toutes ces entités qui venaient me visiter. C'est vrai que j'avais découvert d'une façon surprenante comment je pouvais les voir mais ça il faut que je vous parle un peu de moi. Lorsque j'ai eu des problèmes avec mon père et qu'il m'avait "cassé" la tête après des semaines d'hosto, on m'avait placé dans une maison de santé où je n'avais pas la permission de me voir... 
Et en fait, le jour où j'ai aperçue mon reflet, c'était au cours d'une ronde enfantine avec les autres enfants. Déjà je voyais que ces enfants là avaient peur de moi car je ressemblais plus à éléphant man qu'à une petite fille. Donc disais-je nous faisions la ronde en nous donnant la main en chantant une comptine quand tout à coup j'ai aperçu mon reflet dans une vitre !
Alors ce n'est pas tant mon reflet qui m'avait fait peur, quoique finalement je n'étais pas jolie du tout à voir, mais ce qui m'avait fait le plus peur, que dis-je m'avait épouvanté, c'était l'autre ronde autour qui était autour de nous. 
En effet dans le reflet du soleil sur la vitre, je voyais des êtres spectraux tourner autour de nous, mais elle tournait dans le sens contraire et là j'ai lâché les mains des autres enfants et je me suis sauvé en courant par la première porte qui s'ouvrit sous ma poussée avec le bas de ma robe que j'avais mis par dessus ma tête ! Au cours de cette course échevelée, j'ai pas vu un trou de deux mètres dans lequel je suis tombée. J'ai juste senti deux bras qui me portaient mais je crois que j'étais évanouie !
Quand je suis revenue à moi, je ne voyais pas les fantômes, mais tous mes sens étaient en alertes car je sentais qu'ils étaient tous là. J'ai essayé de gérer ma peur, mais dès que j'en sentais un près de moi, je me mettais à hurler et là on me donnait des tranquillisants qui m'abrutissaient... 
Mais bon quand j'ai quand même compris qu'ils n'étaient pas là pour me faire du mal, je me suis calmée et les jours ayant passés, on a eu le droit de me donner un miroir. J'étais contente car mon visage reprenait forme humaine... Cela faisait quelques temps que j'étais tranquille, lorsqu'un matin en train de me coiffer, dans le miroir, je les ai vu, ils étaient tous là, souriants ! D'un bloc, je me retournais, mais je ne vis plus personne, je me retournais à nouveau vers le miroir, ils étaient là, donc j'ai compris en un instant que c'était là que je pourrais les voir. Ils voulaient juste une chose, c'était communiquer, à les leurs restés à l'état des vivants. Le simple fait de me positionner devant le miroir donc je passais beaucoup de temps dans la salle d'eau, ce qui ne plaisait pas aux infirmières qui étaient là, mais à chaque fois donc que j'étais devant le miroir, un seul s'approchait doucement de moi et là je sentais mes forces m'abandonner et dans le miroir, ce n'était plus moi que je voyais mais la personne qui avait réussit à entrer dans mon corps... Comment devais-je donc réagir pour modérer cela car malgré le traitement, malgré le repos obligatoire, mon état général ne s'améliorait pas !
Mais une nuit, une douce caresse sur ma joue me réveilla et j'entendis une voix qui disait : "couvre le miroir, couvre le miroir, couvre le miroir" et cette phrase se répétait à l'infini. 
J'ai même eu l'impression d'entendre la voix de ma grand-mère, mais je me disais que c'était pas possible, je finis donc par me rendormir avec cette petite phrase dans la tête ! 
Le lendemain matin, après ma toilette, en prenant la brosse pour coiffer mes cheveux, en levant les yeux, je m'aperçu qu'ils étaient là quand un d'entres eux commença à s'approcher et là, la petite phrase revient tout à coup dans ma tête, "couvres le miroir" ! D'un geste vif, j'attrapais ma serviette de toilette et la jetait sur le miroir et là le poids que je sentais sur mes épaules disparu comme par magie.
Je crois que là je me suis jamais aussi sentie soulagée que lorsque la police est arrivée pour me sortir des mains de mon père !
La vie a donc continue et comme je savais comment contrôler ces gentils fantômes, je me suis dis que j'avais vraiment plus rien à craindre. Seulement c'est là où je me trompais, car il existe des fantômes gentils qui eux me joignaient comme ça et que j'aidais quand je le pouvais, mais d'autres. sont je dois le dire un peu moins gentils ! Et c'est comme ça que je suis devenue une médium car il a fallut que j'apprenne a gérer très vite ces méchants qui eux avaient trouvé la parade pour essayer de se servir de moi ! Mais comme j'avais résisté aux assauts brutaux de mon père, disons plutôt que je m'en étais sortie vivante, je me suis dit que plus rien ni personne ne me ferait peur.
Alors après quelques semaines une fois sortie de cet établissement, le tribunal décida de m'expédier chez ma grand mère paternel à la campagne et là j'ai découvert l'existence d'une mamie, celle dont j'avais entendu la voix qui me donnait déjà des conseils et qui avait la maîtrise de toutes ces choses là, mais plus tard je vous parlerais de tout ça ! 
Elle avait juste compris que depuis longtemps je pouvais voir les entités, même de dialoguer avec elles, mais comme on m'avait empêché de passer du temps avec elle parce que tout le monde la trouvait étrange, je dois dire que ma joie était à son comble quand j'arrivais à son domicile.
C'est elle qui m'a appris tout ce que je sais,  "les simples" ce sont les plantes primaires qui soignent, qui m'a apprit à les reconnaître, qui savait que je pouvais trouver l'eau où et quand je voulais et que mes mains étaient des vrais médicaments.  
Néanmoins c'est aussi elle qui m'a dirigé pour renvoyer les fantômes lorsque je ne voulais pas les voir aussi bien les gentils que les autres ! Et c'est là que tout à commencé......

Je vous dirais la suite la semaine prochaine.... Kaki