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dimanche 30 décembre 2018

ALORS POURQUOI


Je me suis souvent demandé

Pourquoi on mettait de côté
Les personnes immigrées
Comme ceux qui sont nés abandonnés
Devant la porte d'un orphelinat 
Où règne tristesse et solitude
D'un silence qui par un signe de croix
Doit te remplir de plénitude
Alors pourquoi on parque le déraciné
Dans un ghetto de quinze étages
Lui qui, de sa terre s'est arraché
Sur un bateau arrimé au rivage
Quand accoudé au bastingage
Il a rêvé d'un monde meilleur
Afin de faire fortune avec courage
Il a laissé de côté sa peur
Alors pourquoi arrivé en terre étrangère
Le désarroi en lui s'est installé
A cause des promesses mensongères
Qui sont toutes parties en fumée
Lui qui a cru à une belle vie
Pour mettre à l'abri les siens
S'est aperçu que par ici
On le considère comme un chien
Alors pourquoi les traite t'on
Aussi inhumainement
Dans ce monde complètement con
Ils vivent toujours clandestinement
Pourtant l'humain devrait pouvoir
Se déplacer où bon lui semble
Poser son sac et puis s'asseoir
Là où l'on peut vivre ensembles

# K.S.A - 30.12.18 - 41-13
ISBN - 978-2-9546750
L'imagination est fertile, l'amour en est la muse


mardi 27 février 2018

LA RUE ETAIT SA MAISON



Il avait prit son chien dans ses bras

Afin qu'il ne prenne pas froid
La rue était sa maison
Son chien son seul compagnon


Tous les jours assis sur le trottoir
Il faisait la manche sans honte
Avec la monnaie tous les soirs
Il achetait à manger sans acompte
Il partageait avec son chien
Le peu qu'il pouvait récolter
Il pensait toujours au lendemain
Aux gens et à leur générosité
Chaque jour pour lui était un combat
Il supportait les regards méprisants
De ceux qui ne comprennent pas
Qu'un chien pouvait être attachant
Il avait pris son chien sous son manteau
Pour le protéger d'une nuit hivernale
Emmitouflé tous deux dans ses oripeaux
Il s'est réveillé, entouré d'un linceul virginal
Ce matin là par un froid glacial
Son chien comme à l'habitude
N'a pas bougé en aboiements jovials
Il était décédé dans la sérénitude
Il l'avait serré si fort
Bien caché sous son vieux manteau
Qu'il ne semblait pas être mort
Et là, il le pleurait à gros sanglots
   @K.S.A - 27-02-18 - 40-19
ISBN - 978-2-9546750